Blog des étudiants de L’Ecole de design Nantes Atlantique en graphisme

15 avril 2015

Les finitions pour l’édition jeunesse, par où commencer ?

Dans le monde de l’édition jeunesse, un livre se juge au premier abord à son aspect extérieur, il doit attirer le regard des potentiels lecteurs. Or, la concurrence est rude dans ce milieu et c’est pourquoi les éditeurs cherchent à se distinguer en apportant des spécificités à leurs livres. Les finitions permettent d’ajouter ces petits plus qui pourront être décisifs lors de l’achat. Il en existe un très grand nombre et nous allons vous en présenter quelques unes au travers de plusieurs exemples.

Comment choisir les finitions d’un livre ?

Gulf Stream Éditeur, Maison d’Édition jeunesse nantaise, accorde de plus en plus d’importance aux finitions apportées à certain de ses livres, notamment à ses romans de fiction pour adolescents. Les finitions apportent un aspect plus qualitatif au livre, le transformant en « livre objet » que le lecteur aurait envie de collectionner. Elles permettent de se distinguer de la concurrence et d’attirer l’oeil du lecteur. Pour cela, elles doivent accorder autant d’importance à la couverture qu’au dos des livres car c’est ce que l’on voit en premier lorsqu’ils sont rangés dans les rayons. De plus, lorsque l’on parle de série de livres, ce qui est souvent le cas dans les romans pour adolescents, les finitions doivent être réfléchies pour l’ensemble des tomes (même ceux qui ne sont pas encore écrits) pour pouvoir créer une unité au sein de la série. Pour expliquer comment les finitions des livres jeunesse sont réfléchies et réalisées, nous avons décidé de vous parler de livres édités par Gulf Stream Éditeur : « Nina Volkovitch » de Carole Trébor et « Les Outrepasseurs » de Cindy Van Wilder.
La série « Nina Volkovitch » a bénéficié de nombreuses finitions, la principale étant sa tranche dorée, réalisée à la main. Cette finition a pour but de retranscrire l’aspect sacré des icônes religieuses, ayant une place importante dans le récit. Une dorure à chaud a également été ajoutée au titre ainsi qu’un vernis sélectif sur la 4ème de couverture. Les trois tomes donnent un ensemble cohérent, rassemblés on découvre qu’ils se correspondent.

Les couvertures de la série « Les Outrepasseurs » sont composées d’une découpe au centre en forme de O, rappelant le titre et d’un rabat illustré d’un paysage à l’intérieur. La découpe donne ainsi sur le rabat où est inscrit le numéro du tome. Lorsque le rabat est déplié, on peut découvrir un élément caché dans le paysage, qui évoque un élément clé de l’histoire. La découpe renferme l’idée de secret, qui ne peut être dévoilé qu’après l’ouverture du livre. Chacun des tomes a une dorure à chaud métallisée différente qui renvoie directement au récit : or pour le premier tome, argent pour le second et cuivre pour le troisième.

Comment les réaliser ?

La réalisation des finitions utilisées pour les livres présentés sont, pour la plupart, assez simples. Ces livres possèdent des dorures à chaud, un vernis UV sélectif et une tranche dorée.

  • La dorure à chaud

La dorure à chaud est un procédé dans lequel la chaleur et la pression permettent d’appliquer un film métallisé ou des hologrammes sur du papier ou du carton. Ce procédé est employé sur de nombreux produits, pour des finitions décoratives ou encore dans le secteur de l’emballage. Il est également très présent dans la fabrication des billets de banque et des cartes de vœux, et dans toute l’impression de labeur. La pellicule métallique est transférée au moyen d’un fer à dorer (cliché) par pression et chaleur pouvant aller de 60° à 200°. Le film à dorer est placé entre le cliché chauffé et le matériau à « imprimer », la pression du cliché sur le film dépose le graphisme désiré sur le matériau.

  • Le vernis UV sélectif

La pose d’un vernis UV sélectif nécessite une vernisseuse sélective qui va déposer le vernis sur certains éléments de la couverture. Il est ensuite exposé à des rayons ultraviolets qui permettront son séchage grâce à sa polymérisation.

  • La tranche dorée

La tranche dorée est sans doute la finition la plus coûteuse. En effet, pour la série « Nina Volkovitch », les livres ont été placés dans une presse et la tranche a été peinte à la main en Espagne. La dorure de la tranche reste très fragile, l’utilisation fréquente du livre la détériore rapidement.

En conclusion, nous pouvons dire que les finitions dans l’édition jeunesse peuvent être diverses et variées et plus ou moins faciles et coûteuses à réaliser. Néanmoins, elles sont d’une importance capitale car c’est souvent elles qui influencent l’acte d’achat des parents ou de l’enfant. De plus, elles restent un autre moyen de transmettre le thème du livre. En effet, les finitions sont souvent plus élaborées pour la littérature de l’imaginaire : la fantasy et le fantastique par exemple. Cependant, elles peuvent aussi faire augmenter le prix du livre. C’est le cas pour le livre « Nina Volkovitch » de Carole Trébor chez Gulf Stream Éditeur, qui avec sa tranche dorée peinte à la main, ajoute un coût non négligeable à la fabrication du livre et se répercute sur le prix.
Le travail des graphistes est donc de savoir choisir des finitions en accord avec le thème du livre, tout en ayant conscience qu’elles auront un impact sur le prix du livre.

Nous remercions Paola Grieco, directrice éditoriale de Gulf Stream Éditeur, d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.

Auteurs : Marie Kerbrat, Perrine Ravatin, Elena Stevant, Sidonie Veteau, Astrid Vincent et Katell Gérard.

Lexique

  • Tranche : Chacun des trois côtés d’un livre. On parlera de tranche de tête (ou supérieure), tranche de queue (ou inférieure), et de gouttière (ou tranche latérale). Elles peuvent être rognées, marbrées, ébarbées, dorées.
  • Dos : Partie de la couverture d’un livre relié ou broché, opposée à la tranche, sur laquelle se trouve la couture et qui porte généralement le titre.
  • Impression de labeur : Travail d’impression de longue haleine mettant en œuvre des moyens de production relativement importants plus variés que ceux de la presse. Il fait appel à des spécialités et à des qualifications diverses.
  • Polymérisation : La polymérisation désigne une réaction chimique, fonction du temps et de la température, conduisant la matrice ou la résine à se solidifier de manière irréversible.
  • Dorures à chaud : Méthode d’impression en relief et à chaud de motifs à la feuille d’or ou d’aplats métallisés et de couleurs.
  • Un vernis UV sélectif : Le vernis sélectif consiste à appliquer une fine couche de vernis sur vos supports imprimés. Il est dit sélectif car il est appliqué sur certaines zones de votre imprimé.
  • Dorure sur tranche : Opération consistant à recouvrir d’or ou de couleur les tranches d’un livre relié.

Sources

http://www.gulfstream.fr/
http://www.cnrtl.fr/
http://www.bobst.com/
http://www.bibliopolis.net
http://www.futura-sciences.com
http://www.copytop.com/
http://www.printshot.fr/
http://www.ceysens-presto.be/

  • Share/Bookmark

→ No Comments Tags: Non classé

15 avril 2015

Le journal n’a pas dit son dernier mot

A l’ère des nouvelles technologies et du développement durable, bien que le journal reste une valeur sûre en terme d’information, peut-il être réutilisé pour un autre emploi ?

Papier journal, d’où viens-tu ?

Amis lecteurs, vous le savez, le journal permet de diffuser quotidiennement des informations diverses et variées pour un coût de production faible, et ce depuis des siècles partout dans le monde.

En France les premiers journaux sont apparus au XVIIe siècle, grâce notamment à l’invention de l’imprimerie en 1438 par Gutenberg. Il fallut par la suite convaincre la royauté de diffuser périodiquement des informations. L’autorisation fut donnée en 1631, pour la publication de La Gazette. De nos jours, le papier journal est devenu monnaie courante.

Cependant, vous êtes-vous déjà demandé comment il est fabriqué ? par quelles étapes il faut passer pour l’obtenir ?quels sont ses caractéristiques ? 
Actuellement, le papier journal est fabriqué sur des machines rotatives à papier à grande vitesse à partir de différentes pâtes : pâte à papier, thermomécanique, mécanique, chimique, recyclée. Il est caractérisé par son grammage léger, compris entre 45 et 65 g, alors que le papier de votre imprimante fait environ 80 g, sa forte opacité mais aussi sa blancheur médiocre ce qui implique son jaunissement précoce dû à la lignine (composante du bois) qu’il contient. Il est également apprécié pour son absorption et son séchage rapide. Que de données insoupçonnées, ne trouvez-vous pas ?

Nous avons interrogé la représentante de Val PG, imprimerie située à Bouguenais, sur l’impression et l’utilisation du papier journal. Elle nous a déclaré qu’au sein de leur entreprise ils n’avaient pas l’occasion d’imprimer du papier journal, ou papier d’aspect équivalent, car personne ne leur en avait fait la demande. De plus, d’après eux, le travail d’un papier au grammage si faible ne donne pas un rendu de bonne qualité. Ce genre d’impression est faite sur des machines permettant d’imprimer des feuilles de petits grammages tels que les journaux ou les notices des médicaments. L’imprimerie CILA à Nantes propose ce genre de services.

Que deviens-tu ?

Désormais, demandez-vous ce que deviennent tous ces journaux fabriqués et diffusés en masse après avoir été lus et relus, manipulés, souillés, chiffonnés, froissés, déchirés, abîmés ? 
Pour vous, nous avons recueilli quelques témoignages qui vous donneront certainement des idées ou le sourire aux lèvres !

Voir la vidéo  : http://vimeo.com/117377204, « impression reproduction – Microtrottoir »

Alors que certains le réutilisent comme papier cadeau, d’autres offrent une nouvelle vie au papier journal de façon surprenante : l’isolation de leur toiture. Vous saviez déjà certainement que votre journal pouvait être utilisé pour protéger un meuble, pour faire un petit feu de cheminée dans votre salon ou encore pour emballer des objets fragiles quand vous manquez de papier bulle… Vous n’imaginez sûrement pas à quel point vous pourriez être créatif en l’utilisant comme un tissu rare et magnifique.
À vous de jouer !

Ce petit blog regroupe quelques idées pour vous occuper durant vos longs dimanches après-midi

http://bricobistro.com/idees-pour-recycler-du-papier-journal/

Pour les plus confirmés d’entre vous, nous vous invitons à prendre exemple sur Myriam Dion, jeune artiste ayant en sa possession une maîtrise en arts visuels et médiatiques. Elle récupère les journaux usés dans le métro pour les transformer en de véritables rideaux de dentelle. Elle fait ainsi du papier journal son principal médium et a obtenu de nombreux prix en reconnaissance de son travail.
Véritable couturière du papier, elle manie avec minutie son scalpel créant ainsi des compositions semblables à du tricot. Les éléments du journal parfois encore lisibles, se transforment en figures abstraites, dénuées de leur sens politique et de leur actualité sociale. Destinés à être jetés après leur lecture, les papiers journaux que Myriam recycle deviennent de véritables œuvres, donnant lieu à des illusions. Elle nous offre un nouveau support d’expression, fragile, mais qui semble inépuisable.

http://www.myriamdion.com

Maintenant, pour toutes celles qui aiment se faire jolie, nous vous avons concocté un petit tutoriel beauté pour une manucure originale ! Et on vous assure que même celles qui n’arrivent jamais à reproduire le nail art s’en sortiront à merveille !

Voir le diaporama © Laura Palmer, Nail art en papier journal, 2015

Auteurs : Lucie Burel, Laura Palmer, Eléonore Betard, Eve Gergaud, Anne-Charlotte Roine, Julie Colliou

Sources :

  • Les grandes imprimeries, « papier journal» 

http://www.lesgrandesimprimeries.com/impression/papier-journal/127820, consulté le 11/01/2015

  • Myriam Dion, Portfolio, « Papiers journaux ajourés au couteau x-acto» 

http://www.myriamdion.com/#!journaux/aboutPage, consulté le 26/11/2014

  • Wikipédia, « Papier journal» 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Papier_journal, consulté le 20/11/2014

  • Wikipédia, « Histoire de la presse écrite en France» 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_presse_écrite_en_France, consulté le 12/01/2015

  • Youtube, « Tuto nail art : la manucure papier journal» , publié par madmoiZelle.com, le 02/04/2012

https://www.youtube.com/watch?v=Y3JJgAni_vg, consulté le 26/11/2014

  • Share/Bookmark

→ No Comments Tags: Non classé

15 avril 2015

Reportages impression-reproduction – 2015

Les designers graphiques (G2) ont exploré différents papiers et techniques d’impression et de reproduction.
Découvrez leurs reportages développés en 6 articles :

- Les finitions pour l’édition jeunesse, par où commencer ?
- Le journal n’a pas dit son dernier mot
- L’argentique surprend et surprendra encore
- Les impressions textiles artisanales
- De quelle marnière la sérigraphie perdure-t-elle notamment face aux autres modes d’impression ?
- Le letterpress, on s’y presse !

  • Share/Bookmark

→ No Comments Tags: Non classé

17 avril 2012

Exposition à Angers : DÉCORS ET ENLUMINURES

Exposition présentée par les Archives départementales du Maine-et -Loire

Du 17/10/11 au 24/02/12

106, rue de Frémur BP 80744

49007 Angers cedex 01

LES ARCHIVES DÉPARTEMENTATLES DE MAINE-ET-LOIRE

Ces archives ont pour vocation de conserver les documents qui éclairent l’histoire de l’homme (institutions et territoires ). Elles sont considérées dès le XIXe siècle comme les plus belles et les plus riches archives de France.

PRÉSENTATION : un nouveau regard

L’exposition a été réalisée par les Archives départementales du Maine-et-Loire sous la direction d’Hélisabeth Verny.  Jean-Yves Bardin et Gérard Audias, membres de Creazen ont assuré la scénographie.

Le but de l’exposition était de montrer que le manuscrit n’est plus seulement considéré comme un vecteur de connaissance mais aussi comme un objet d’art,  un reflet de la sensibilité et de la technique de son époque.

L’exposition fut ludique, agréable avec un accompagnement musical d’harpe en accord avec le lieu. Les oeuvres, très bien conservées étaient protégées par du verre et mises en valeur par des panneaux d’informations illustrés. Des puzzles et un jeu de devinettes étaient proposés aux spectateurs ainsi qu’une  vidéo expliquant la fabrication d’une plûme, la préparation du support de l’enluminure et l’utilisation de la feuille d’or.

Préparation du support de lenluminure et de la plume.

Préparation du support de l'enluminure et de la plume.

Vidéo sur le musée du Parchemin et de l\’Enluminure (Rouillon – Sarthe)

Calligraphie – Enluminure : Réalisation d\’une lettre filigranée

L’exposition présentait des manuscrits et des décors variés illustrant un art multiple. J’ai pu découvrir de belles lettrines, des armoiries peintes à la gloire des seigneurs d’Anjou et des dessins et ornements réalisés à la plume.

INFORMATIONS CONTEXTUELLES

Le mot  “écriture“ du latin scriptura désigne la représention de la parole ou de la pensée par les signes convenus. L’outil universel de l’écriture est à l’époque la plume qui remplace au VXe siècle la calame (roseau taillé).

L’apogée du manuscrit est situé entre le XIIe et le XVIe siècle. Grâce au livre médiéval, l’art de l’enluminure devient plus familier. Les travaux des greffiers sont uniques et la composition, la forme et le décort de l’écrit ont toujours une signification particulière. Ces particularités m’ont intéressé parce que ce sont les travaux artistiques personnels qui ont fait la richesse des manuscrits illustrés.

L’enluminure est une activité essentiellement monastique, pratiquée sur du parchemin au Moyen-Âge. C’est un décor des manuscrits, qu’il soit dessiné ou peint.

LES OEUVRES EXPOSÉES

Cartulaires : Registres dans lesquels étaient transcrits les privilèges et les titres des différentes institutions. Les caligraphies sont plus soignées, les lettres sont ornées et les textes sont différenciés par des couleurs.

Cartulaire de Quiberon.

Cartulaire de Quiberon.

Missels : Registres très enluminés. Les deux plus beaux missels sont le missel de Jean Michel (1440), missel avec des initiales dorées, des rinceaux de vignes bleues et rouges formant des motits, des bouquets de roses et des feuilles dorées. L’autre missel est celui de Pierre de Laval (1491), réputé pour ses gravures peintes imprimées.

La finesse de réalisation et les décors de ces missels illustrent la technique du livre enluminé au XVe siècle.

Exemple dun Missel : un Missel de la Chapelle de la Miséricordie à Nice. Missel de la Chapelle de la Miséricordie à Nice.

Registres papiers : Registres de textes racontant des faits avec des enluminures en noir et blanc. Ses registres datant de 1999  proviennent de l’Abbaye de Fontevraud. J’ai trouvé ces registres intéressants pour les enluminures, davantage associés à des visages dessinés plus qu’à des motifs décoratifs.

DU MANUSCRIT AU LIVRE PAPIER

Les cartulaires et les livres liturgiques représentent deux illustrations différentes d’une même forme qui constitue l’invention majeure du Moyen-Âge : le livre. Cette invention est liée à la révolution du support avec la création du papyrus remplacé au Xe siècle par le parchemin (peaux d’animaux), et aussi à la révolution du format au cours de laquelle la pliure des peaux ont permis de réaliser des cahiers et donner naissance au livre.

www.creazen.net

lexposition-en-cours

Rapport d’étonnement réalisé par Hadrien Cathelineau

  • Share/Bookmark

→ No Comments Tags: Non classé

25 novembre 2011

Conférence Bertrand Duplat : Jeux vidéos de papier.

Jeux vidéos de Papier//Bertrand Duplat / Les éditions Volumique

Le livre qui tourne ses pages tout seul

Le livre qui tourne ses pages tout seul


Au sein de l’exposition « Inquiétantes Étrangetés»  qui a lieu à la Chapelle de l’Oratoire (Musée des Beaux-Arts de Nantes) jusqu’au 15 janvier 2012, nous avons pu découvrir l’histoire de l’art numérique, ainsi que leur 3ème saison qui s’intitule « Mutation dans le Monde du Livre» . Bertrand Duplat nous fait découvrir « Les éditions Volumique» .

Bertrand nous fait part de leur »  laboratoire de recherche de création»  où il recherche, avec son collaborateur Etienne Mineur, de nouveaux formats de livre et de jeux de plateau. Leur problématique est la suivante :

« Comment envisager le livre et sa lecture au 21ème siècle, après la grande révolution des médias liée au numérique et aux réseaux ? »  Un monde tangible, une alliance entre le livre papier et le numérique. « Il ne s’agit plus d’opposer le livre numérique au livre papier, mais d’enrichir le rapport tactile, émotionnel et intime au savoir qu’offre le livre papier, avec les dimensions nouvelles qu’apporte le numérique.» 

Les deux hommes sentaient un manque, quelque chose de tangible, ce qui se transmet, s’annote. Garder la sociabilité autour du papier, du livre et avoir le tangible sur le digital. Voici quelques uns de leur travaux :

« Le livre qui voulait être un jeu vidéo» 

C’est un prototype (le premier proposé par Bertrand et son acolyte) qui a pour principe d’intégrer des technologies que l’on ne trouve pas habituellement dans un livre (capteurs carte électronique). Chaque chapitre est un mini jeu visuel et tactile qui rend la lecture interactive.

« Le livre qui disparaît» 

Le livre qui disparait

Le livre qui disparait

Un prototype de livre qui « disparaît» , devenant illisible devrait-on dire vingt minutes après son ouverture. En reprenant l’idée du papier fax qui noircit, voici un papier qui se tâche à la manière d’un test de Rorschach lorqu’on le chauffe. Il s’agit donc de lire avec une contrainte de temps, comme un défi contre la montre que l’on trouve dans les jeux vidéos. Mais les amoureux de la littérature accepteront-ils de voir leur livre s’autodétruire et devenir à la fin une — simple — oeuvre plastique ?

Ce procédé est dit « low teck» , c’est-à-dire qu’il utilise une technologie des plus simples et économiques.

« Duckette» 

Il s’agit là d’un prototype de livre-jeu électronique utilisant des encres réactives. Nous avons donc des apparitions et disparitions de formes sur le papier imprimé en sérigraphie. Un joystick nous permet de jouer. Le principe est impressionnant, on regrette juste la taille du joystick, quelque chose de plus discret serait d’avantage abordable. Mais souvenons-nous que c’est un prototype !

« Le livre qui tourne ses propres pages» 

Et oui, ils l’ont fait ! Le livre qui tourne ses pages de lui-même, prototype inspiré du « livre dont vous êtes le héros» . En fonction du lecteur, de sa manipulation (interactions avec le livre par le biais de choix possibles), le livre tourne ses pages suivant les choix du lecteur. C’est assez poétique, le livre nous propose le voyage d’une montgolfière, on se laisse bercer par le défilement des pages… Toutefois, il est toujours possible de tourner soi-même les pages !

« Le livre peut communiquer avec un téléphone portable, qui peut également faire tourner les pages du livre.» 

« Back to paper» 

Back to paper

C’est un jeu de cartes qui se pratique sur une tablette tactile. Les cartes sont colorées et reconnues par l’écran. Lorsqu’une d’elle est posée sur le support tactile, la couleur déteint, se dépose, envahit l’espace autour de la carte de manière propre, différente à chaque carte. C’est un jeu sensible et esthétique qui donnera toujours un aspect différent sellons les joueurs et leurs choix. Les créateurs ont cette fois encore repris le test de Rorschach.

« (i)Pirate» 

(i)Pirate

(i)Pirate

C’est un jeu qui combine un plateau de jeu en papier et un iPhone. L’iPhone est le pion que l’on déplace sur les cases du plateau afin de faire avancer le jeu et l’histoire. Ici le téléphone est un vaisseau voguant sur les océans qui retranscrit tout se qui se passe sur la case sur laquelle on le pose à échelle 1. On peut aussi bien jouer seul, en groupe et même en réseau à la manière des MMORPG (Massively Multiplayer Online Role Playing Games signifiant Jeu de Rôle en Ligne Massivement Multijoueurs).

« (i)Pawns» 

C’est le contraire de (i)Pirate. C’est-à-dire que l’iPhone ou l’iPad est le plateau de jeu et nous manions des pions qui sont reconnus par l’appareil. Chaque pion a une signature unique qui permet son identification et qui nous permet de progresser dans l’histoire.

Certains pions sont munis d’une lentille qui reflète l’écran, ce qui fait que nous avons l’impression d’avoir un visage sur un pion qui s’anime, bouge et parle !

« Balloon» 

Balloon

Balloon

Balloon est une idée… simple ! Nous avons un livre à système, un pop up dans lequel nous trouvons une montgolfière en papier que l’on construit et que l’on dépose sur l’application iPad. Cependant, l’objet n’a aucune interaction avec la tablette. Le ballon semble voler au dessus de la terre et nous apercevons les paysages qui défilent selon notre choix de direction et la force du vent que nous indiquons. Nous avons l’imagination d’une interaction. Une jolie combine pour une harmonie entre le tangible et le digital. Le rendu est assez… magique !

« Music Book» 

Il s’agit là encore d’une idée simple… Un livre composé de quelques pages contenant un conte. Derrière celles-ci se trouve un iPhone qui s’active et déclenche l’histoire lorsque l’on appuie sur le papier suffisamment fin à l’endroit tout indiqué. La forme pourrait faire penser à une Bible dont on a creusé les pages pour y cacher un secret…

Bertrand nous affirme que les jeux vidéos ne descendent pas des jeux de plateau. Ils ont été créés tel quel et que cela les a inspirés à créer un nouveau médium grâce à l’alliance du tangible et du digital. Cependant les éditeurs se forcent à s’adapter au numérique, en recréant carrément le fait de tourner une page. C’est ainsi que Bertrand & Étienne se sont mis à créer une nouvelle harmonie qu’on espère découvrir un jour dans nos foyers. En attendant nous vous laissons (re)découvrir leur univers :

http://www.volumique.com/fr/

Rapport d’étonnement de Tiphaine ROLLAND & Claire CHUNIAUD

  • Share/Bookmark

→ No Comments Tags: Non classé

15 janvier 2011

Workshop avec Alain Le Quernec

Ce soir, 14 janvier, Alain Le Quernec terminait une semaine de worshop sur le thème « 11 septembre»  avec les étudiants en deuxième année de la section Design Graphique, l’exposition des travaux fut donc le point d’orgue de la semaine.

Nathalie Templier à gauche, Alain Le Quernec à droite.

Nathalie Templier à gauche, Alain Le Quernec à droite.

Alain Le Quernec a plébiscité les étudiants pour la diversité de leurs axes de réflexion et leur ténacité dans les recherches… Pas si simple de produire une image pertinente et percutante ! L’analyse de leurs affiches a montré des points de vue et des approches plastiques très différents pour ces étudiants qui avaient environ 10 ans lors des événements.

Nathalie Templier, responsable pédagogique de la section graphisme, qui a suivi avec Alain ce workshop a aussi remarqué l’évolution dans la réflexion des étudiants. Cette semaine de workshop très dense en janvier est en effet un moment de rupture pour un nouveau départ dans l’année scolaire.

Quelques images de cette fin de semaine.

Quelques affiches
Quelques affiches…

explication des étudiants

Antoine participant au workshop explique.

  • Share/Bookmark

→ No Comments Tags: Non classé

5 janvier 2011

Rio 2016 Logo

Le président du Comité Olympique Jacques Rogge a dévoilé le logo officiel des JO 2016 de Rio. Une identité qui représente l’union entre les différentes cultures grâce aux trois personnes se tenant la main. Une réalisation du studio Tatil après un processus de sélection de 139 projets. (source : Fubiz)
rio2016-2-550x328
rio2016-1-550x305
rio2016-4-550x320

  • Share/Bookmark

→ No Comments Tags: Non classé

4 janvier 2011

Campagne print WWF par Y&R Italie

Grosse série print pour WWF réalisée par l’agence Young&Rubicam de Milan (Italie). Comme d’habitude avec WWF – et Y&R – on a droit à des visuels bien pensés et donc efficaces !

wwf-dog.preview
wwf-dolphin.preview
wwf-frog.preview
wwf-moray.preview
wwf-owl.preview
wwf-pelican.preview
wwf-shark_0.preview
wwf-snake.preview
wwf-whale_0.preview

  • Share/Bookmark

→ No Comments Tags: Non classé

8 novembre 2010

KAWS – PAY THE DEBT TO NATURE – PARIS – OPENING

DSC01965
La galerie Emmanuel Perrotin à Paris accueille depuis samedi Kaws pour sa nouvelle exposition solo, Pay The Debt To Nature. L’artiste new-yorkais y dévoile ses nouvelles toiles, en majorité inspirées par Sponge Bob. On y retrouve également certains de ses personnages fétiches en version géante, comme l’Accomplice (ci-dessus) et le Companion. Jusqu’au 23 décembre. (source GLLTN).
DSC01953DSC01964DSC01967DSC01972DSC01980DSC01984DSC01986DSC01983

  • Share/Bookmark

→ No Comments Tags: Non classé

30 septembre 2010

Musically inspired

une merveille de couleurs

http://www.behance.net/gallery/Musically-Inspired-Album-Covers/580140

  • Share/Bookmark

→ 1 Comment Tags: Non classé