17 avril 2012
Exposition présentée par les Archives départementales du Maine-et -Loire
Du 17/10/11 au 24/02/12
106, rue de Frémur BP 80744
49007 Angers cedex 01
LES ARCHIVES DÉPARTEMENTATLES DE MAINE-ET-LOIRE
Ces archives ont pour vocation de conserver les documents qui éclairent l’histoire de l’homme (institutions et territoires ). Elles sont considérées dès le XIXe siècle comme les plus belles et les plus riches archives de France.
PRÉSENTATION : un nouveau regard
L’exposition a été réalisée par les Archives départementales du Maine-et-Loire sous la direction d’Hélisabeth Verny. Jean-Yves Bardin et Gérard Audias, membres de Creazen ont assuré la scénographie.
Le but de l’exposition était de montrer que le manuscrit n’est plus seulement considéré comme un vecteur de connaissance mais aussi comme un objet d’art, un reflet de la sensibilité et de la technique de son époque.
L’exposition fut ludique, agréable avec un accompagnement musical d’harpe en accord avec le lieu. Les oeuvres, très bien conservées étaient protégées par du verre et mises en valeur par des panneaux d’informations illustrés. Des puzzles et un jeu de devinettes étaient proposés aux spectateurs ainsi qu’une vidéo expliquant la fabrication d’une plûme, la préparation du support de l’enluminure et l’utilisation de la feuille d’or.

Préparation du support de l'enluminure et de la plume.
Vidéo sur le musée du Parchemin et de l\’Enluminure (Rouillon – Sarthe)
Calligraphie – Enluminure : Réalisation d\’une lettre filigranée
L’exposition présentait des manuscrits et des décors variés illustrant un art multiple. J’ai pu découvrir de belles lettrines, des armoiries peintes à la gloire des seigneurs d’Anjou et des dessins et ornements réalisés à la plume.
INFORMATIONS CONTEXTUELLES
Le mot “écriture“ du latin scriptura désigne la représention de la parole ou de la pensée par les signes convenus. L’outil universel de l’écriture est à l’époque la plume qui remplace au VXe siècle la calame (roseau taillé).
L’apogée du manuscrit est situé entre le XIIe et le XVIe siècle. Grâce au livre médiéval, l’art de l’enluminure devient plus familier. Les travaux des greffiers sont uniques et la composition, la forme et le décort de l’écrit ont toujours une signification particulière. Ces particularités m’ont intéressé parce que ce sont les travaux artistiques personnels qui ont fait la richesse des manuscrits illustrés.
L’enluminure est une activité essentiellement monastique, pratiquée sur du parchemin au Moyen-Âge. C’est un décor des manuscrits, qu’il soit dessiné ou peint.
LES OEUVRES EXPOSÉES
Cartulaires : Registres dans lesquels étaient transcrits les privilèges et les titres des différentes institutions. Les caligraphies sont plus soignées, les lettres sont ornées et les textes sont différenciés par des couleurs.

Cartulaire de Quiberon.
Missels : Registres très enluminés. Les deux plus beaux missels sont le missel de Jean Michel (1440), missel avec des initiales dorées, des rinceaux de vignes bleues et rouges formant des motits, des bouquets de roses et des feuilles dorées. L’autre missel est celui de Pierre de Laval (1491), réputé pour ses gravures peintes imprimées.
La finesse de réalisation et les décors de ces missels illustrent la technique du livre enluminé au XVe siècle.
Missel de la Chapelle de la Miséricordie à Nice.
Registres papiers : Registres de textes racontant des faits avec des enluminures en noir et blanc. Ses registres datant de 1999 proviennent de l’Abbaye de Fontevraud. J’ai trouvé ces registres intéressants pour les enluminures, davantage associés à des visages dessinés plus qu’à des motifs décoratifs.
DU MANUSCRIT AU LIVRE PAPIER
Les cartulaires et les livres liturgiques représentent deux illustrations différentes d’une même forme qui constitue l’invention majeure du Moyen-Âge : le livre. Cette invention est liée à la révolution du support avec la création du papyrus remplacé au Xe siècle par le parchemin (peaux d’animaux), et aussi à la révolution du format au cours de laquelle la pliure des peaux ont permis de réaliser des cahiers et donner naissance au livre.
www.creazen.net
lexposition-en-cours
Rapport d’étonnement réalisé par Hadrien Cathelineau
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25 novembre 2011
Jeux vidéos de Papier//Bertrand Duplat / Les éditions Volumique

Le livre qui tourne ses pages tout seul
Au sein de l’exposition « Inquiétantes Étrangetés» qui a lieu à la Chapelle de l’Oratoire (Musée des Beaux-Arts de Nantes) jusqu’au 15 janvier 2012, nous avons pu découvrir l’histoire de l’art numérique, ainsi que leur 3ème saison qui s’intitule « Mutation dans le Monde du Livre» . Bertrand Duplat nous fait découvrir « Les éditions Volumique» .
Bertrand nous fait part de leur » laboratoire de recherche de création» où il recherche, avec son collaborateur Etienne Mineur, de nouveaux formats de livre et de jeux de plateau. Leur problématique est la suivante :
« Comment envisager le livre et sa lecture au 21ème siècle, après la grande révolution des médias liée au numérique et aux réseaux ? » Un monde tangible, une alliance entre le livre papier et le numérique. « Il ne s’agit plus d’opposer le livre numérique au livre papier, mais d’enrichir le rapport tactile, émotionnel et intime au savoir qu’offre le livre papier, avec les dimensions nouvelles qu’apporte le numérique.»
Les deux hommes sentaient un manque, quelque chose de tangible, ce qui se transmet, s’annote. Garder la sociabilité autour du papier, du livre et avoir le tangible sur le digital. Voici quelques uns de leur travaux :
« Le livre qui voulait être un jeu vidéo»
C’est un prototype (le premier proposé par Bertrand et son acolyte) qui a pour principe d’intégrer des technologies que l’on ne trouve pas habituellement dans un livre (capteurs carte électronique). Chaque chapitre est un mini jeu visuel et tactile qui rend la lecture interactive.
« Le livre qui disparaît»

Le livre qui disparait
Un prototype de livre qui « disparaît» , devenant illisible devrait-on dire vingt minutes après son ouverture. En reprenant l’idée du papier fax qui noircit, voici un papier qui se tâche à la manière d’un test de Rorschach lorqu’on le chauffe. Il s’agit donc de lire avec une contrainte de temps, comme un défi contre la montre que l’on trouve dans les jeux vidéos. Mais les amoureux de la littérature accepteront-ils de voir leur livre s’autodétruire et devenir à la fin une — simple — oeuvre plastique ?
Ce procédé est dit « low teck» , c’est-à-dire qu’il utilise une technologie des plus simples et économiques.
« Duckette»
Il s’agit là d’un prototype de livre-jeu électronique utilisant des encres réactives. Nous avons donc des apparitions et disparitions de formes sur le papier imprimé en sérigraphie. Un joystick nous permet de jouer. Le principe est impressionnant, on regrette juste la taille du joystick, quelque chose de plus discret serait d’avantage abordable. Mais souvenons-nous que c’est un prototype !
« Le livre qui tourne ses propres pages»
Et oui, ils l’ont fait ! Le livre qui tourne ses pages de lui-même, prototype inspiré du « livre dont vous êtes le héros» . En fonction du lecteur, de sa manipulation (interactions avec le livre par le biais de choix possibles), le livre tourne ses pages suivant les choix du lecteur. C’est assez poétique, le livre nous propose le voyage d’une montgolfière, on se laisse bercer par le défilement des pages… Toutefois, il est toujours possible de tourner soi-même les pages !
« Le livre peut communiquer avec un téléphone portable, qui peut également faire tourner les pages du livre.»
« Back to paper»
Back to paper
C’est un jeu de cartes qui se pratique sur une tablette tactile. Les cartes sont colorées et reconnues par l’écran. Lorsqu’une d’elle est posée sur le support tactile, la couleur déteint, se dépose, envahit l’espace autour de la carte de manière propre, différente à chaque carte. C’est un jeu sensible et esthétique qui donnera toujours un aspect différent sellons les joueurs et leurs choix. Les créateurs ont cette fois encore repris le test de Rorschach.
« (i)Pirate»

(i)Pirate
C’est un jeu qui combine un plateau de jeu en papier et un iPhone. L’iPhone est le pion que l’on déplace sur les cases du plateau afin de faire avancer le jeu et l’histoire. Ici le téléphone est un vaisseau voguant sur les océans qui retranscrit tout se qui se passe sur la case sur laquelle on le pose à échelle 1. On peut aussi bien jouer seul, en groupe et même en réseau à la manière des MMORPG (Massively Multiplayer Online Role Playing Games signifiant Jeu de Rôle en Ligne Massivement Multijoueurs).
« (i)Pawns»
C’est le contraire de (i)Pirate. C’est-à-dire que l’iPhone ou l’iPad est le plateau de jeu et nous manions des pions qui sont reconnus par l’appareil. Chaque pion a une signature unique qui permet son identification et qui nous permet de progresser dans l’histoire.
Certains pions sont munis d’une lentille qui reflète l’écran, ce qui fait que nous avons l’impression d’avoir un visage sur un pion qui s’anime, bouge et parle !
« Balloon»

Balloon
Balloon est une idée… simple ! Nous avons un livre à système, un pop up dans lequel nous trouvons une montgolfière en papier que l’on construit et que l’on dépose sur l’application iPad. Cependant, l’objet n’a aucune interaction avec la tablette. Le ballon semble voler au dessus de la terre et nous apercevons les paysages qui défilent selon notre choix de direction et la force du vent que nous indiquons. Nous avons l’imagination d’une interaction. Une jolie combine pour une harmonie entre le tangible et le digital. Le rendu est assez… magique !
« Music Book»
Il s’agit là encore d’une idée simple… Un livre composé de quelques pages contenant un conte. Derrière celles-ci se trouve un iPhone qui s’active et déclenche l’histoire lorsque l’on appuie sur le papier suffisamment fin à l’endroit tout indiqué. La forme pourrait faire penser à une Bible dont on a creusé les pages pour y cacher un secret…
Bertrand nous affirme que les jeux vidéos ne descendent pas des jeux de plateau. Ils ont été créés tel quel et que cela les a inspirés à créer un nouveau médium grâce à l’alliance du tangible et du digital. Cependant les éditeurs se forcent à s’adapter au numérique, en recréant carrément le fait de tourner une page. C’est ainsi que Bertrand & Étienne se sont mis à créer une nouvelle harmonie qu’on espère découvrir un jour dans nos foyers. En attendant nous vous laissons (re)découvrir leur univers :
http://www.volumique.com/fr/
Rapport d’étonnement de Tiphaine ROLLAND & Claire CHUNIAUD
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15 janvier 2011
Ce soir, 14 janvier, Alain Le Quernec terminait une semaine de worshop sur le thème « 11 septembre» avec les étudiants en deuxième année de la section Design Graphique, l’exposition des travaux fut donc le point d’orgue de la semaine.

Nathalie Templier à gauche, Alain Le Quernec à droite.
Alain Le Quernec a plébiscité les étudiants pour la diversité de leurs axes de réflexion et leur ténacité dans les recherches… Pas si simple de produire une image pertinente et percutante ! L’analyse de leurs affiches a montré des points de vue et des approches plastiques très différents pour ces étudiants qui avaient environ 10 ans lors des événements.
Nathalie Templier, responsable pédagogique de la section graphisme, qui a suivi avec Alain ce workshop a aussi remarqué l’évolution dans la réflexion des étudiants. Cette semaine de workshop très dense en janvier est en effet un moment de rupture pour un nouveau départ dans l’année scolaire.
Quelques images de cette fin de semaine.

- Quelques affiches…

Antoine participant au workshop explique.
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5 janvier 2011
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4 janvier 2011
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8 novembre 2010
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30 septembre 2010
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20 septembre 2010
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13 septembre 2010
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26 août 2010
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